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Entrée : Libre pour la médiathèque et la Micro-Folie · Payante pour les cours et certifications · Variable selon les événements (gratuit à payant)
À Casablanca, il existe un lieu où le Louvre côtoie le hip-hop marocain, où un lycéen de Hay Hassani peut composer son premier morceau dans un studio professionnel, et où chaque Ramadan, la ville entière retient son souffle devant une scène unique. Ce lieu, c’est l’Institut français de Casablanca.
Bien plus qu’une école de langue, l’IFC est le plus grand établissement culturel français dans le monde — et l’un des espaces culturels les plus actifs de la métropole économique du Maroc. Ici, la culture ne se regarde pas derrière une vitre. Elle se vit, se discute, se crée.
L’Institut français de Casablanca est l’héritier direct de l’Alliance française, ce réseau mondial de promotion de la langue et de la culture françaises fondé à la fin du XIXe siècle. L’antenne casablancaise prend forme dans les années 1960, au moment où le Maroc indépendant réinvente ses relations avec la France sur de nouvelles bases — culturelles, universitaires, humaines.
Ses grandes étapes :
Soixante ans après ses débuts, l’IFC reste un repère vivant, en constante évolution, au coeur de la vie culturelle casablancaise.
Le boulevard Zerktouni traverse le quartier Maarif comme une colonne vertébrale. Commerces, cafés, librairies, galeries — c’est ici que bat le pouls culturel de la ville blanche. L’Institut français s’y est installé il y a soixante ans, et il y a planté ses racines.
Le bâtiment est devenu un repère pour les Casaouis. On dit « rendez-vous devant l’Institut » comme on dit « devant le café du coin ». Sa façade sobre contraste avec l’effervescence du boulevard, mais à l’intérieur, c’est tout autre chose.
L’IFC collabore étroitement avec Casamémoire, l’association qui milite pour la préservation du patrimoine architectural de la ville. Cette proximité n’est pas un hasard : Casablanca a une histoire architecturale exceptionnelle, et l’Institut en est l’un des gardiens discrets.
L’Institut français de Casablanca opère sur deux axes indissociables :
Ces trois piliers s’appuient sur une réalité vertigineuse : l’IFC est, par son budget, ses ressources humaines et ses infrastructures, le plus grand établissement culturel français dans le monde.
Ses chiffres parlent d’eux-mêmes :
L’IFC n’est pas une vitrine de la France au Maroc. C’est un espace de réciprocité — un lieu où les deux cultures se rencontrent, se questionnent et se transforment mutuellement.
Concrètement, cela signifie que l’Institut co-produit des œuvres franco-marocaines, finance des résidences artistiques pour des créateurs des deux rives, et soutient la mobilité des artistes marocains vers les scènes européennes. Il ne s’agit pas d’exporter une culture sur une autre, mais de créer les conditions d’un dialogue authentique.
Ce positionnement prend tout son sens dans le contexte des relations franco-marocaines : deux pays liés par une histoire complexe, une langue partagée, et une jeunesse qui regarde dans les deux directions à la fois. L’IFC, depuis soixante ans, est l’un des espaces où ce dialogue prend corps.
🏛️ Un seul toit, plusieurs mondes Médiathèque, salle de spectacle, galerie d’exposition, musée numérique, studio son, studio image : aucun autre espace culturel de Casablanca ne réunit autant de ressources sous un même toit.
🆓 L’entrée libre comme philosophie La Micro-Folie, la médiathèque et de nombreux événements sont accessibles gratuitement. La culture n’est pas réservée à ceux qui peuvent se la payer.
📅 12 mois de programmation sans interruption Même pendant le Ramadan — surtout pendant le Ramadan — l’IFC propose une programmation dense et cohérente.
🌍 Un réseau international activable Grâce à ses partenariats avec le Louvre, le Centre Pompidou, le Festival d’Avignon ou la Philharmonie de Paris, l’IFC donne accès à des ressources culturelles que peu d’institutions marocaines peuvent mobiliser.
🕰️ Soixante ans de légitimité Dans une ville où les espaces culturels ouvrent et ferment, l’IFC dure. Cette continuité est une ressource rare.
Deux espaces distincts, 1 300 m², 44 500 documents tous supports confondus. La médiathèque de l’IFC est l’une des plus grandes bibliothèques francophones du Maroc. Elle se divise en un espace adultes/adolescents et un espace jeunesse, pensés pour des usages différents — lecture, travail, découverte, échange.
On y trouve des livres, des DVD, des revues, des ressources numériques. Et surtout, on y trouve des gens : des étudiants qui révisent, des enfants qui découvrent, des retraités qui lisent. La médiathèque est le poumon tranquille de l’IFC.
C’est ici que les Nuits du Ramadan font vibrer Casablanca. La salle accueille concerts, spectacles de danse, représentations théâtrales et projections cinématographiques. Sa configuration permet d’accueillir des publics variés dans des conditions techniques de qualité.
Expositions solo, expositions collectives, photographie, arts plastiques, design, installations : la galerie de l’IFC est l’une des rares à Casablanca à proposer une programmation régulière et variée, ouverte aux artistes marocains comme internationaux.
L’IFC est le seul centre d’examens de Casablanca agréé par le Ministère de l’Éducation nationale français et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. DELF, DALF, TCF, TEF — toutes les certifications reconnues internationalement y sont organisées.
L’antenne CampusFrance de l’IFC est l’une des plus actives du Maroc. Elle accompagne chaque année des milliers d’étudiants marocains dans leurs démarches d’orientation et d’admission dans les universités et grandes écoles françaises.
La Micro-Folie est une idée simple et révolutionnaire : amener les plus grands musées du monde dans des villes qui n’y ont pas accès. À Casablanca, c’est devenu réalité.
Inspiré des Folies du Parc de La Villette — conçues par l’architecte Bernard Tschumi — le projet est porté par le Ministère de la Culture français et coordonné par La Villette. Casablanca a rejoint ce réseau international après Rabat et Meknès.
Les institutions accessibles via le Musée numérique :
Deux modes de visite :
Et aussi : un espace de réalité virtuelle avec des contenus immersifs à 360°, pour vivre les œuvres de l’intérieur.
Au premier étage de la médiathèque, quelque chose d’inhabituel se passe. Des jeunes casaouis enregistrent de la musique, filment, mixent, éditent. Bienvenue au Fab Lab de l’IFC.
Le Fab Lab comprend deux studios distincts :
Ces espaces sont pensés pour les jeunes créateurs qui n’ont pas accès à des équipements professionnels. Pas besoin d’être inscrit aux cours de l’Institut pour en bénéficier. Le Fab Lab est ouvert, collaboratif, expérimental — dans le droit esprit de la Micro-Folie dont il fait partie.
Chaque année, l’Institut français de Casablanca structure sa programmation autour d’une saison thématique. Pour 2025-2026, ce fil rouge s’intitule « J-Lioum » — une invitation à vivre le présent, à saisir l’instant culturel casaoui dans toute sa vitalité.
La saison couvre un spectre large :
Les formats récurrents de la saison :
La programmation de Casablanca s’inscrit également dans la saison culturelle nationale du réseau Institut français du Maroc, partagée par les 12 antennes du pays.
Quand le soleil se couche sur Casablanca et que la ville reprend vie après l’iftar, l’Institut français ouvre ses portes sur quelque chose d’unique. Depuis vingt ans, les Nuits du Ramadan transforment l’IFC en espace de fête, de beauté et de dialogue.
Lancées en 2006, les Nuits du Ramadan sont aujourd’hui l’un des événements culturels les plus attendus de l’agenda casaoui. Leur force : proposer, au cœur du mois sacré, une programmation qui célèbre à la fois la spiritualité et la création contemporaine.
L’esprit des Nuits : dialogue, tolérance, partage, beauté. Des valeurs universelles mises en scène chaque soir par des artistes des deux rives.
Les disciplines programmées :
Les Nuits du Ramadan font partie du label Zone Franche, le réseau mondial des musiques du monde — une reconnaissance internationale qui atteste de la qualité artistique de l’événement.
Édition 2026 — 20 ans :
L’événement est diffusé simultanément dans toutes les antennes du réseau Institut français du Maroc, de Tanger à Agadir.
L’IFC propose des cycles de projections thématiques tout au long de l’année — cinéma francophone, cinéma marocain, documentaires, films d’auteur. Les soirées ciné-concerts mêlent image et musique live dans une expérience unique. Des rencontres avec des réalisateurs marocains et francophones complètent régulièrement la programmation.
De la musique du monde au jazz, de l’électro à la création sonore contemporaine, l’IFC est l’une des scènes musicales les plus éclectiques de Casablanca. Le festival Amwaj (musiques contemporaines) et les Nuits du Ramadan constituent les deux temps forts musicaux de l’année. La scène est régulièrement ouverte aux artistes marocains émergents.
Danse contemporaine, théâtre francophone, performances expérimentales : l’IFC accueille des créations qui n’auraient nulle part ailleurs où se jouer à Casablanca. Des artistes comme Taoufiq Izeddiou y ont trouvé un espace de création et de diffusion. Le vivant, ici, est pris au sens littéral.
La galerie de l’IFC est l’une des rares de Casablanca à maintenir une programmation régulière et ambitieuse. Elle accueille des expositions solo et collectives, avec une rotation qui permet de découvrir plusieurs expositions par an.
Les disciplines représentées :
La galerie entretient des liens étroits avec le programme de résidences artistiques : plusieurs expositions sont des restitutions de travaux menés en résidence à l’IFC ou dans des institutions partenaires françaises.
Le Musée numérique de la Micro-Folie vient compléter cette offre avec une exposition permanente et renouvelée, accessible en entrée libre.
L’IFC n’est pas seulement un espace pour les arts de la scène et de l’image. C’est aussi une agora — un lieu de pensée et de parole.
Les formats intellectuels de l’IFC :
Ce volet de la programmation attire un public distinct : étudiants, enseignants, chercheurs, professionnels des médias, intellectuels casaouis. Un public exigeant, fidèle, qui fait de l’IFC un lieu de pensée vivante.
Les résidences artistiques de l’IFC sont l’un de ses programmes les moins visibles — et l’un des plus puissants. Elles permettent à des artistes des deux rives de travailler ensemble, dans la durée, sur des projets de création originaux.
Ce que propose une résidence à l’IFC :
Disciplines accueillies :
Comment candidater : Les résidences sont attribuées via des appels à projets publiés sur if-maroc.org/casablanca/projets. Les candidatures sont ouvertes aux artistes marocains et français. Les critères prioritaires : originalité du projet, dimension de dialogue franco-marocain, et potentiel de diffusion publique.
Chaque année, l’IFC lance des appels à projets ouverts aux acteurs culturels, universitaires et scientifiques marocains. C’est l’une des rares opportunités de financement et d’accompagnement culturel disponibles à Casablanca pour des projets ambitieux.
Domaines éligibles :
Types de soutien proposés :
Un partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication marocain renforce la légitimité institutionnelle de ces appels à projets. Les dossiers sont évalués par un jury mixte franco-marocain.
La Maison du Livre est un programme à part entière, porté par l’IFC, entièrement dédié à l’écosystème du livre francophone au Maroc.
Sa mission : valoriser la littérature francophone produite au Maroc et accompagner tous les acteurs de la chaîne — auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs.
Ce qu’elle propose :
La Maison du Livre dispose de son propre site : maisondulivre.ma
Casablanca a une scène culturelle plus riche qu’on ne le croit souvent. L’Institut français en est l’un des piliers — mais il n’est pas seul.
Dans un rayon de quelques kilomètres, on trouve la Villa des Arts, la Cinémathèque de Casablanca, le Espace des Arts, ainsi que des galeries privées comme Venise Cadre ou Loft Art Gallery. L’IFC n’entre pas en concurrence avec ces espaces. Il les amplifie.
Plusieurs de ces institutions partagent des programmations croisées, des publics communs, des artistes en commun. L’IFC fonctionne comme un nœud de ce réseau — un point de convergence où les différentes communautés culturelles casablancaises se retrouvent.
Pour un visiteur étranger qui découvre Casablanca, l’IFC est souvent la première porte d’entrée dans la vie culturelle de la ville. Pour un Casaoui, c’est un lieu de retour — on y revient, encore et encore, parce qu’il se passe toujours quelque chose de nouveau.
Il y a une idée reçue qu’il faut dissiper : l’Institut français ne serait qu’une vitrine française installée sur le sol marocain. La réalité est tout autre.
L’IFC est l’un des premiers soutiens de la création marocaine contemporaine à Casablanca. Des artistes comme Taoufiq Izeddiou — figure internationale de la danse contemporaine marocaine — y ont construit une partie de leur trajectoire. Des musiciens, photographes, cinéastes, écrivains marocains ont trouvé dans cet espace une scène, un réseau, un accompagnement.
Ce soutien prend des formes concrètes :
Dans un pays où les institutions publiques dédiées à la création contemporaine restent peu nombreuses, l’IFC joue un rôle structurant dans la professionnalisation et la visibilité des artistes marocains. Non pas comme substitut à ce qui devrait exister, mais comme catalyseur de ce qui existe déjà.
L’IFC est pensé pour accueillir tout le monde. Voici ce que chaque profil peut y trouver :
Mécénat privé
Partenaires institutionnels marocains
Partenaires institutionnels français
L’Institut français de Casablanca est la pierre angulaire d’un réseau national de 14 établissements. C’est l’antenne la plus grande, la plus peuplée, la plus active — mais elle partage une programmation commune avec ses sœurs marocaines.
Le réseau au Maroc : Agadir · Casablanca · El-Jadida · Essaouira · Fès · Kénitra · Marrakech · Meknès · Oujda · Rabat · Tanger · Tétouan · Alliance française de Safi · Alliance française de Ouarzazate
Les grandes saisons culturelles — Nuits du Ramadan, festival Amwaj, Rendez-vous de la philosophie — sont diffusées simultanément dans plusieurs antennes, créant un événement culturel national. L’IFC Casablanca en est généralement le point de départ et le lieu principal.
Au-delà du Maroc, le réseau mondial de l’Institut français couvre 96 pays. Casablanca est l’une de ses adresses les plus importantes.
Vous poussez la porte du 121, boulevard Zerktouni un samedi après-midi. Par où commencer ?
Montez d’abord à la médiathèque. Pas pour emprunter un livre — juste pour ressentir l’atmosphère. Des étudiants qui travaillent, des enfants qui feuillètent des albums, une rangée d’écrans silencieux. Il y a quelque chose de rare ici : le temps ralentit.
Descendez ensuite vers la Micro-Folie. Jusqu’à 18h, le musée numérique est ouvert gratuitement. En quelques clics sur un écran haute définition, vous naviguez entre le Louvre et le Centre Pompidou. Si le casque de réalité virtuelle est disponible, ne le ratez pas.
Si une exposition est en cours dans la galerie, prenez le temps de la traverser. Les artistes exposés ici — marocains et internationaux — ont souvent un lien direct avec l’IFC. Les cartels racontent une histoire.
Le soir, consultez l’agenda avant de venir. Les événements culturels démarrent généralement après 19h. Concerts, spectacles, débats — l’ambiance change complètement. La journée, l’IFC est un espace de ressources. Le soir, c’est une scène.
Conseil pratique : abonnez-vous à la newsletter pour ne rien rater. L’agenda se remplit vite, surtout pendant le Ramadan.