L’Art Contemporain Marocain enfin expliqué : histoire, artistes et où acheter
Vous avez déjà entendu parler d’art contemporain marocain sans vraiment savoir de quoi il s’agit ? Vous n’êtes pas seul. Beaucoup de gens confondent encore l’art contemporain avec l’artisanat traditionnel — les tapis, la poterie, le zellige. Ce sont deux univers totalement différents, et cette confusion fait rater à beaucoup de personnes l’une des scènes artistiques les plus passionnantes du monde arabe et africain.
La réalité, c’est que le Maroc possède une scène artistique contemporaine vivante, ambitieuse et reconnue à l’international. Des artistes marocains exposent au Centre Pompidou à Paris, à la Tate Modern à Londres, dans les plus grandes foires d’art du monde. Pourtant, cette scène reste largement ignorée au Maroc même, faute d’un accès simple à l’information.
Ce guide existe justement pour changer ça. Que vous soyez simplement curieux, amateur d’art, collectionneur débutant ou voyageur qui prépare un séjour, vous allez trouver ici tout ce qu’il faut savoir : l’histoire, les artistes incontournables, les lieux où voir et acheter des œuvres, les mythes à déconstruire, et bien plus encore.
Table des Matières
Qu’est-ce que l’art contemporain marocain ? Définition claire et simple
Avant tout, posons une définition honnête. L’art contemporain marocain désigne l’ensemble des créations artistiques produites par des artistes marocains — ou d’origine marocaine — depuis la fin du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui, en utilisant les langages visuels modernes : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance, art numérique.
Ce qui rend cet art unique, c’est qu’il se nourrit d’un triple héritage culturel que très peu de pays au monde possèdent :
- L’héritage amazigh et africain : les signes, les géométries, les symboles de la culture berbère millénaire
- L’héritage arabo-islamique : la calligraphie, l’arabesque, l’architecture ornementale
- L’influence orientaliste et européenne : héritée de la période coloniale, réinterprétée et souvent subvertie
C’est ce mélange explosif — tradition et modernité, local et universel, contestation et fierté — qui donne à l’art contemporain marocain sa force et son originalité.
Art moderne vs art contemporain marocain : quelle différence ?
Ces deux termes sont souvent confondus. Voici un tableau simple pour les distinguer :
| Art moderne marocain | Art contemporain marocain |
|---|---|
| De l’indépendance (1956) aux années 1990 | Des années 1990 à aujourd’hui |
| Surtout peinture et sculpture | Tous les médiums : vidéo, photo, installation, performance, numérique |
| Quête d’une identité nationale post-coloniale | Dialogue avec le monde globalisé, questionnements complexes |
| Figures : Cherkaoui, Belkahia, Melehi | Figures : Hajjaj, Binebine, Barrada, Berrada, Echakhch |
| Ancré au Maroc | Présent dans les grandes institutions mondiales |
Artisanat vs art contemporain : une frontière importante
L’artisanat marocain est magnifique — personne ne le nie. Mais l’art contemporain n’est pas de l’artisanat. L’artisanat répond à une fonction et reproduit des formes traditionnelles. L’art contemporain, lui, interroge, provoque, raconte, conteste. Un tableau de Mahi Binebine sur la violence sociale n’est pas un tapis de Beni Ouarain. Les deux ont de la valeur, mais ce sont deux langages totalement différents.
Comment l’art contemporain marocain est-il né ? L’histoire qu’on ne raconte pas
On ne peut pas comprendre l’art contemporain marocain sans connaître son contexte historique. Et cette histoire est bien plus passionnante qu’on ne le pense.
L’époque coloniale : l’art entre marginaux et peintres étrangers
Pendant le Protectorat, la peinture au Maroc est surtout l’affaire d’artistes européens venus capturer un Orient fantasmé. Les Marocains eux-mêmes sont largement absents des écoles des Beaux-Arts. Quelques pionniers isolés commencent pourtant à se former, souvent dans des conditions difficiles et sans reconnaissance officielle.
1956 : l’indépendance comme détonateur artistique
L’indépendance marque un tournant radical. Une question devient urgente pour les artistes marocains : comment construire une identité artistique nationale qui ne soit ni copie de l’Occident, ni retour au folklore ?
Ahmed Cherkaoui est l’une des premières réponses à cette question. Formé à Paris, il revient au Maroc avec une vision unique : fusionner l’expressionnisme abstrait occidental avec les signes berbères et l’écriture tifinaghe. Il mourra très jeune, mais laissera une œuvre fondatrice qui influence encore aujourd’hui.
Les années 1960–70 : la révolution de l’École de Casablanca
C’est là que tout s’accélère. Farid Belkahia, nommé directeur de l’École des Beaux-Arts de Casablanca, opère une rupture radicale avec l’enseignement académique colonial. Avec Mohamed Melehi et Mohamed Chabâa, il forme ce qu’on appellera l’École de Casablanca.
Leurs principes, révolutionnaires pour l’époque :
- Rejeter la toile et les pinceaux européens pour revenir aux matériaux locaux : cuivre, cuir tanné, peaux de chèvre
- Puiser dans le répertoire de signes amazighs, de l’artisanat traditionnel, de l’architecture marocaine
- Affirmer que l’art contemporain peut être pleinement marocain sans être folklorique
Ce mouvement aura une influence considérable sur toute la génération suivante d’artistes marocains.
Les années 1980 à aujourd’hui : internationalisation et diversification
À partir des années 1980, la scène se diversifie et s’internationalise. Les premières galeries privées ouvrent à Casablanca et Rabat. Des artistes marocains commencent à exposer à l’étranger. Puis arrive une nouvelle génération qui grandit entre deux cultures, souvent formée en Europe ou aux États-Unis, et qui va propulser l’art marocain sur la scène mondiale.
Qui sont les artistes marocains contemporains à connaître absolument ?

Voici les noms à retenir — classés pour être facile à mémoriser. Pas besoin d’être expert. Il suffit de connaître ces artistes pour avoir des conversations intelligentes sur l’art contemporain marocain.
Les pionniers fondateurs — la base à connaître
- Ahmed Cherkaoui (1934–1967) — Le père de l’art marocain moderne. Signes amazighs + abstraction. Mort à 33 ans, génie incontesté.
- Farid Belkahia (1934–2014) — L’architecte de la rupture avec l’académisme. Œuvres sur cuir et cuivre, formes circulaires, hénné.
- Mohamed Melehi (1936–2020) — Maître des vagues géométriques et des couleurs vives. L’un des artistes marocains les plus exportés.
- Jilali Gharbaoui (1930–1971) — L’expressionniste tragique. Une vie de souffrance, une œuvre bouleversante. Injustement méconnu.
- Mohammed Kacimi (1942–2003) — Poésie visuelle, engagement politique subtil, calligraphie réinventée.
La génération contemporaine — actifs et reconnus mondialement
- Hassan Hajjaj — Surnommé « le Andy Warhol marocain ». Photographie pop, streetwear, culture de rue de Marrakech. Exposé dans les plus grandes institutions mondiales.
- Mahi Binebine — Peintre et romancier. Figures humaines déformées, violence sociale, migration. À la fois puissant et accessible.
- Yto Barrada — Photographe et vidéaste. Tanger comme terrain de jeu poétique. Questions de frontières, de temps suspendu, de désillusion et d’espoir.
- Hicham Berrada — L’artiste-scientifique. Ses installations mêlent chimie, botanique et vidéo pour créer des paysages impossibles d’une beauté troublante.
- Latifa Echakhch — Installations conceptuelles sur l’identité, l’exil et la mémoire. Primée en Suisse, exposée à Venice. L’une des artistes les plus influentes de sa génération.
- Bouchra Khalili — Vidéo et cinéma engagés. Migrations, résistances, voix invisibles. Œuvres dans les collections permanentes du MoMA et du Centre Pompidou.
Les artistes émergents à suivre maintenant
La nouvelle génération d’artistes marocains s’exprime sur Instagram, dans les résidences d’artistes et les espaces alternatifs. Quelques noms à surveiller :
- Safaa Erruas — Installations poétiques sur la mémoire et l’eau
- Younes Baba-Ali — Art sonore et performance, questions politiques directes
- Mehdi-Georges Lahlou — Corps, religion, identité de genre. Provocateur et nécessaire.
Quels sont les grands thèmes de l’art contemporain marocain ?
Comprendre les thèmes, c’est comprendre pourquoi cet art existe et ce qu’il dit de la société marocaine. Voici les quatre grands axes qui traversent la majorité des œuvres.
1. Identité et hybridité culturelle
La question revient sans cesse : qui suis-je quand j’appartiens à plusieurs cultures en même temps ? Les artistes marocains naviguent entre le Maroc et l’Europe, entre l’arabe, le français et le tifinaghe, entre tradition et modernité. Loin d’être un problème, cette hybridité devient une force créatrice extraordinaire.
2. Mémoire amazighe et patrimoine réapproprié
De nombreux artistes puisent dans les signes amazighs — le tifinaghe, les tatouages traditionnels, les motifs de tissage — non pas pour les reproduire, mais pour les réinventer. C’est un acte à la fois artistique et politique : affirmer une identité longtemps marginalisée.
3. Corps, genre et liberté d’expression
Certains artistes osent aborder des sujets encore tabous dans la société marocaine : la sexualité, le genre, la liberté du corps féminin, l’homosexualité. Ces œuvres sont parfois censurées au Maroc, mais exposées et saluées à l’international. Elles témoignent du courage et de la nécessité de l’art.
4. Territoire, frontières et migrations
Le Maroc est un carrefour géographique unique — entre l’Afrique subsaharienne, le monde arabe et l’Europe. Cette position inspire des œuvres puissantes sur les frontières, la traversée, l’espoir et la désillusion. Yto Barrada et Bouchra Khalili en sont les représentantes les plus connues.
Où voir l’art contemporain marocain ? Le guide complet par ville

Bonne nouvelle : il n’est plus nécessaire de voyager à Paris ou Londres pour voir de l’art contemporain marocain de qualité. Le Maroc dispose aujourd’hui d’institutions, de galeries et d’événements de niveau international.
Rabat — La capitale institutionnelle
- MMVI — Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain : La plus grande institution muséale dédiée à l’art contemporain au Maroc. Collection permanente remarquable, expositions temporaires ambitieuses. Incontournable.
- Villa des Arts de Rabat : Expositions régulières d’artistes émergents et confirmés, dans un beau bâtiment Art déco.
- Fondation CDG : Programmation culturelle variée, souvent axée sur la création contemporaine marocaine.
Marrakech — Le hub international
- MACAAL (Museum of African Contemporary Art Al Maaden) : Musée privé de référence pour l’art contemporain africain au sens large. Collection exceptionnelle, entrée souvent libre pour les jeunes.
- Galerie 127 : Spécialisée dans la photographie contemporaine. L’une des meilleures galeries photo du continent africain.
- LE 18 : Espace expérimental dans la médina. Résidences, performances, expositions alterntives. L’endroit où voir la scène émergente.
- Galerie Noir sur Blanc : Peinture et sculpture contemporaine marocaine. Accessible et de qualité.
Casablanca — La scène underground
- Galerie Shart : L’une des galeries les plus actives de la ville. Artistes marocains et africains, ambiance décontractée.
- Villa des Arts de Casablanca : Frère de celle de Rabat, avec une programmation différente et un ancrage dans le tissu local.
- Fondation ONA : Expositions ponctuelles d’envergure nationale.
Tanger — La ville des frontières et des artistes
- Galerie Delacroix : Gérée par l’Institut Français, belle programmation mêlant artistes français et marocains.
- Galerie d’Art Contemporain Mohamed Drissi : Institution locale attachée à la scène tangeroise, historiquement fertile.
Fès et Essaouira — Les festivals comme galeries éphémères
- Festival Gnaoua d’Essaouira : Au-delà de la musique, le festival intègre des expositions et installations d’art contemporain dans la médina.
- Festival Asilah : Muralisme et art dans l’espace public. La ville entière devient une galerie chaque été.
Les événements à ne pas rater
- Foire 1-54 (Marrakech) : La référence internationale pour l’art contemporain africain. Galeries du monde entier, artistes marocains à l’honneur.
- Art Week Casablanca : Une semaine entière dédiée à l’art avec vernissages, conférences et visites d’ateliers.
- Nuit des galeries : Organisée dans différentes villes, c’est le meilleur moment pour visiter plusieurs galeries en une soirée, gratuitement.
Comment acheter une œuvre d’art contemporain marocain ? Le guide pour débutants
L’achat d’art fait peur à beaucoup de gens. On pense que c’est réservé aux riches, aux experts, à un monde fermé. C’est faux. Il est tout à fait possible de commencer à collectionner avec un budget modeste et sans être spécialiste.
Quels sont les prix du marché marocain ?
| Profil d’artiste | Fourchette de prix indicative |
|---|---|
| Artiste émergent (en ligne ou en atelier) | 200 – 800 € |
| Artiste confirmé (en galerie) | 1 000 – 15 000 € |
| Artiste reconnu internationalement | 15 000 – 150 000 € |
| Grands noms aux enchères (Binebine, Hajjaj…) | 50 000 € et bien au-delà |
Où acheter en ligne ?
- Artsper — Plateforme française avec de nombreux artistes marocains référencés. Interface claire, paiement sécurisé.
- Singulart — Similaire à Artsper, bonne sélection d’artistes du Maghreb.
- Saatchi Art — Plateforme internationale, quelques artistes marocains présents.
- Instagram — De plus en plus d’artistes émergents vendent directement via leur compte. Suivez les hashtags #artmarocain #artcontemporainmaroc.
Acheter directement au Maroc — conseils pratiques
Acheter directement au Maroc présente plusieurs avantages : prix souvent plus bas, rencontre directe avec l’artiste, et la satisfaction de soutenir la scène locale. Voici comment faire :
- Commencez par visiter des galeries sans obligation d’achat. Observez, posez des questions, revenez plusieurs fois.
- Assistez aux vernissages : entrée libre, ambiance conviviale, possibilité de rencontrer les artistes directement.
- Demandez un certificat d’authenticité pour toute œuvre originale, quel que soit le prix.
- Renseignez-vous sur l’expédition si vous êtes à l’étranger : la plupart des galeries sérieuses gèrent l’emballage et la livraison.
- Ne négociez pas de manière agressive : l’art n’est pas un souk. Les galeristes et artistes méritent le respect de leur travail.
5 idées reçues sur l’art contemporain marocain à déconstruire définitivement
Il existe beaucoup de fausses idées qui empêchent les gens de s’intéresser à l’art contemporain marocain. Voici les plus répandues — et pourquoi elles sont fausses.
❌ « L’art marocain, c’est surtout de l’artisanat »
C’est la confusion la plus courante. L’artisanat marocain est une forme d’expression culturelle précieuse, mais l’art contemporain marocain est une discipline distincte, avec ses propres codes, son propre marché, ses propres institutions. Les confondre, c’est comme dire que le couscous et la cuisine moléculaire, c’est la même chose.
❌ « Il faut être expert pour apprécier cet art »
Absolument pas. Vous n’avez besoin d’aucune formation pour être touché par un tableau de Mahi Binebine ou fasciné par une installation de Hicham Berrada. L’art contemporain parle à tout le monde. Ce guide est là précisément pour vous donner les clés d’entrée.
❌ « Les artistes marocains ne sont reconnus qu’au Maroc »
C’est le contraire du vrai. Latifa Echakhch représente la Suisse à la Biennale de Venise. Bouchra Khalili est dans les collections permanentes du MoMA. Hicham Berrada expose dans les plus grandes institutions mondiales. L’art contemporain marocain est une force internationale.
❌ « L’art contemporain marocain imite l’Occident »
Cette idée est injuste et inexacte. Certes, de nombreux artistes marocains ont été formés en Europe. Mais leur regard, leurs thèmes, leur vocabulaire visuel restent profondément ancrés dans une identité marocaine complexe. Ce n’est pas de l’imitation — c’est du dialogue. Et le dialogue est toujours plus riche que l’isolement.
❌ « Ce marché n’est pas sérieux pour les collectionneurs »
Avec des foires comme 1-54 Marrakech, des institutions comme le MACAAL, et des artistes présents dans les collections des plus grands musées mondiaux, le marché de l’art contemporain marocain est aujourd’hui pris très au sérieux par les collectionneurs internationaux. Et beaucoup estiment qu’il est encore sous-évalué — ce qui représente une opportunité réelle pour ceux qui s’y intéressent maintenant.
La diaspora marocaine et la scène internationale : un pont entre deux mondes
L’une des particularités de l’art contemporain marocain, c’est que beaucoup de ses figures les plus importantes vivent et travaillent hors du Maroc — à Paris, Londres, New York, Genève. Loin d’être un problème, cette diaspora est une richesse.
Créer entre deux mondes
Des artistes comme Latifa Echakhch (basée en Suisse), Bouchra Khalili (entre Paris et Berlin), ou Yto Barrada (entre Tanger et New York) créent depuis cet entre-deux. Leur double appartenance nourrit leur art d’une profondeur et d’une complexité que l’on ne peut pas avoir en restant dans un seul univers culturel. La question de l’identité, de l’exil, de l’appartenance devient dans leur main une matière artistique extraordinaire.
Présence dans les grandes institutions internationales
Voici quelques exemples concrets de la reconnaissance internationale :
- Bouchra Khalili : collections permanentes du MoMA (New York) et du Centre Pompidou (Paris)
- Latifa Echakhch : Pavillon suisse, Biennale de Venise
- Yto Barrada : Tate Modern, Guggenheim, Documenta
- Hassan Hajjaj : V&A Museum, Somerset House, expositions aux États-Unis et en Asie
Ce que la diaspora apporte à la scène locale
Grâce à leur réseau et à leur notoriété internationale, ces artistes de la diaspora ouvrent des portes pour toute la scène marocaine. Ils participent aux expositions au Maroc, forment de jeunes artistes, attirent l’attention des galeries et des collectionneurs internationaux sur Marrakech, Casablanca et Rabat. C’est un cercle vertueux dont tout l’écosystème artistique marocain bénéficie.
FAQ — Vos questions fréquentes sur l’art contemporain marocain
Qui est le peintre marocain le plus célèbre ?
C’est difficile de réduire à un seul nom, mais Farid Belkahia est souvent cité comme la figure la plus influente de l’art marocain moderne. Parmi les artistes contemporains vivants, Hassan Hajjaj et Mahi Binebine sont probablement les plus connus du grand public international.
Peut-on acheter de l’art marocain contemporain sans se déplacer au Maroc ?
Oui, tout à fait. Des plateformes comme Artsper ou Singulart proposent des œuvres d’artistes marocains avec livraison internationale. De nombreux artistes émergents vendent aussi directement via Instagram ou leur site personnel.
Y a-t-il des musées d’art contemporain gratuits au Maroc ?
Le MACAAL à Marrakech propose régulièrement l’entrée gratuite, notamment pour les moins de 25 ans et lors d’événements spéciaux. La Villa des Arts de Casablanca et de Rabat est souvent accessible à tarif très réduit. Il est toujours conseillé de vérifier les tarifs sur les sites officiels avant de visiter.
Comment savoir si une œuvre est authentique ?
Achetez toujours via une galerie reconnue ou directement auprès de l’artiste, et exigez un certificat d’authenticité. Ce document doit mentionner le nom de l’artiste, le titre de l’œuvre, la date de création, le médium, les dimensions et la signature. Sans ce certificat, la valeur de l’œuvre sur le marché secondaire est très difficile à établir.
L’art marocain contemporain est-il un bon investissement ?
Nous ne sommes pas conseillers financiers et ce guide ne constitue pas un conseil en investissement. Ce que l’on peut dire objectivement, c’est que plusieurs experts du marché de l’art estiment que l’art contemporain africain — et marocain en particulier — est encore sous-évalué par rapport à sa qualité et à sa reconnaissance internationale. Comme tout investissement en art, les risques existent et la liquidité n’est pas garantie. Achetez d’abord ce qui vous touche émotionnellement.
Quelle est la différence entre l’art marocain et l’art arabe contemporain ?
L’art contemporain marocain fait partie du mouvement plus large de l’art contemporain arabe, mais il s’en distingue par son ancrage amazigh fort, son héritage africain, et l’influence particulière de la culture francophone (liée à la période du Protectorat français). Les artistes marocains dialoguent autant avec l’Afrique subsaharienne et l’Europe qu’avec le reste du monde arabe.
Conclusion : l’art contemporain marocain ne vous attend plus
L’art contemporain marocain n’est pas un univers fermé, élitiste ou réservé aux initiés. C’est une scène vivante, accessible, passionnante, qui raconte le Maroc d’aujourd’hui avec une profondeur et une beauté qu’aucun guide touristique ne peut vraiment capturer.
De l’École de Casablanca des années soixante aux installations de Hicham Berrada qui s’exposent à Tokyo et Paris, en passant par les galeries de Marrakech et les photos de rue de Hassan Hajjaj, c’est toute une civilisation en mouvement qui s’exprime à travers ces œuvres.
Vous savez maintenant comment entrer dans cet univers : quels artistes connaître, où aller, quoi regarder, et comment — si vous le souhaitez — commencer à collectionner. Il ne reste plus qu’une chose à faire : y aller.
Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez directement l’équipe du MACAAL à Marrakech ou de la Villa des Arts pour être informé des prochaines expositions. Les galeristes de Casablanca et Rabat organisent régulièrement des visites guidées et des soirées de découverte ouvertes à tous.
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